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Sam 1 Sep 2018 - 22:23
Voici une excellente conférence intitulée "Comment faire du doublage en 2018" réalisée et animée par Alessandro Bevilacqua, que nous, fans de Transformers connaissons comme voix française de Bumblebee dans la série Robots in Disguise de 2015 Smile

Il y explique comment parvenir à ce métier, comment ça se passe en studio, et bien d'autres aspects et questions que l'on se pose !

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Dim 2 Sep 2018 - 0:34
Ça l'air intéressant, je vais regarder ça prochainement dès que j'ai 1 minute. Merci du partage.

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Mer 7 Nov 2018 - 0:20
Le Redoublage

Voilà de quoi que je déteste perso le redoublage des films avec d'autres voix tel qu'on a connu, voici une bonne revue en français sur le sujet:


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Mer 7 Nov 2018 - 13:02
Ça joue dûr dans le doublage...
Beau tour d'horizon de la question
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Jeu 22 Nov 2018 - 0:24
Top 10 des comédien(ne)s de Doublage Québécois

Le site Facinetv a réalisé 2 articles très intéressant sur son "Top 10 des comédien(ne)s de Doublage Québécois", à lire en cliquant sur ces 2 liens, bonne lecture :

Le top 10 des meilleurs comédiens de Doublage Québécois (1ère Partie)

Le Top 10 des meilleures comédiennes de Doublage Québécois (2ème Partie)

Ce fut très nostalgique à lire, avec beaucoup de voix qui ont bercé mon enfance et dont certains continus de doubler de nos jours. Wink

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Sam 11 Mai 2019 - 0:20
Le doublage Québécois de Slap Shot ("Lancer Frappé" au Québec)
Article par: ballecourbe.ca | (Titre en France: "La Castagne")

Slap Shot/Lancer Frappé, ce film culte mettant en vedette Paul Newman, faisait son entrée dans les salles de cinéma il y a 40 ans (25 février 1977). L’histoire des Chiefs de Charlestown a fasciné des milliers (si ce n’est pas des millions) de Québécois depuis le 25 février 1977. Cet intérêt marqué pour l’œuvre cinématographique de George Roy Hill est notamment dû à la traduction québécoise du film qui a été faite en joual et qui comporte de nombreux sacres et expressions bien de chez nous. Le journaliste Jean-Patrick Balleux d’ICI Radio-Canada a d’ailleurs rencontré Hubert Fielden qui était responsable de la traduction du film pour la version québécoise:



Nombreuses sont les répliques du film connues par cœur par des milliers de fans du Québec. On n’a qu’à penser aux fameuses «Trade me right fucking now!», «Dave, c’t’une terreur. Dave, c’t’un tueur. Dave, y est magané.» et autres «À qui c’est que c’est les Chiefs? À qui sont les Chiefs?».

Voici une compilation vidéo de quelques-uns des moments mémorables du film:


• Mon Opinion: Un film toujours à pouffé de rire même encore aujourd'hui. Laughing

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Lun 30 Sep 2019 - 0:13
Session de doublage Québécois avec le doubleur Jean-Luc Montminy
• Voix VFQ dans Les Transformers G1: ―>Shockwave/Onde de Choc, Rumble/Trompeur, Robert Chase, Springer/Ricochet, Scrapper/Bricolo, etc...
• Doubleur VFQ des acteurs Hollywoodien comme Bruce Willis, Wesley Snipes, Denzel Washington, etc...

C'est toujours intéressant de voir le boulot derrière en coulisse de doubleur, bonne écoute à ceux curieux et intéressés. Wink


«Embedded Language» / Extrait Splitscreen FR de Gabriela Löffel sur Vimeo.


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Jeu 27 Fév 2020 - 0:12
Sous-titrage ou version doublée ? Ce que cache le débat qui anime l’univers des cinéphiles
Article par: parismatch.be ― par Marie Kneip

En se réjouissant aux Oscars, statuette à la main, que la langue n’était « désormais plus une barrière pour le cinéma » le réalisateur multi primé Bong Joon-ho relançait l’éternel débat opposant les sous-titres au doublage, un sujet presque aussi épineux que le procès de la pizza hawaï.

Si les arguments des deux camps se fondent principalement sur la qualité du jeu d’acteur pour le premier, et le confort pour l’autre, les enjeux culturels et politiques du débat vous surprendront.

1. Des sous-titres pour une expérience plus authentique
L’argument phare des défenseurs du sous-titrage, c’est qu’il permet de préserver le jeu des acteurs. Sans sa voix, la performance du comédien perd une grande partie de sa substance et des émotions qu’elle transmet. Le journaliste Kevin Drum se rangeait lui du côté des pro-doublage suite à un article d’opinion à ce propos : “ Le sous-titrage est réservé aux marchés qui ne peuvent pas se permettre de payer des versions doublées ”, signait-il, catégorique. En plus de son avis tranché sur le sous-titrage, il révélait de ne pas avoir vu Parasite, qui a le mérite d’avoir initié de nombreux spectateurs au cinéma international. De quoi s’attirer les foudres de la toile.

2. Tous les pays ne sont pas unilingues
Les spectateurs internationaux se sont insurgés suite à sa déclaration, rappelant au passage le nombre langues officielles de certains pays – la Belgique ne faisant pas exception à la règle – qui rend le processus de doublage complexe et surtout, très coûteux.

3. Un question avant tout culturelle
Les pays d’Europe du Sud et de l’Ouest, à tradition latine, sont peu amateurs de la langue de Shakespeare. Les pays scandinaves, eux, ont une culture anglo-saxonne plus développée, ce qui explique que la presque totalité de leurs oeuvres sont sous-titrées. Le doublage est également très confortable pour les spectateurs qui ont grandi entouré de productions audiovisuelles dans leur langue natale : en passant aux versions sous-titrées, les chaînes de télévision se tireraient ainsi une balle dans le pied pour ne satisfaire qu’une infime partie de leurs spectateurs. “ En sous-titrant nos programme, nous perdrions un tiers de notre audience”, soulignait le responsable du doublage chez TF1 à Slate.fr.

4. Le fossé linguistique belge déséquilibre l’offre
Ce débat cinématographique est peut-être la preuve la plus frappante du fossé culturel provoqué par la fracture linguistique belge. Deux langues, deux systèmes. Si, selon Le Soir, la moitié des cinémas wallons imposent la version française des films en langue étrangère, en Flandre, ces derniers sont toujours sous-titrés. Pour les puristes francophones, deux solutions se profilent : se diriger vers les quelques salles obscures wallonnes qui font exception à la règle – Le Cinéscope à Louvain-la-Neuve, La Sauvenière à Liège, ou encore Le Quai 10 de Charleroi, qui a lui choisi de diffuser uniquement les productions dans leur version originale. Deuxième option, opter pour les cinémas de la capitale qui proposent généralement les deux alternatives. Au vu de l’importante communauté internationale qu’abrite Bruxelles – un Bruxellois sur trois n’ayant pas la nationalité belge – on pourrait penser que l’offre cinématographique s’est naturellement adaptée. Et c’est le cas : la majorité des salles bruxelloises vous laissent le choix entre version doublée ou version originale sous-titrée en français et néerlandais. Néanmoins, du côté des œuvres jeunesses : “ aucuns films d’animation pour enfants ne sont disponibles en anglais, même lorsqu’il s’agit de la langue dans laquelle ils ont été produits ”, déplore une rédactrice de The Bulletin.

5. L’humour et les accents passent à la trappe
Alors que l’humour joue souvent sur les mots, transposer une blague d’une langue à l’autre relève du véritable défi. Même chose pour les accents, qui perdent leur sens lorsqu’ils correspondent à la langue de la version doublée. Dans les oeuvres anglophones qui utilisent l’accent français par exemple, l’astuce utilisée sera de faire basculer l’accent vers une langue à la symbolique similaire. Dans la version française pour traduire le côté apparemment “ romantique ” exprimé par l’accent français, les doubleurs prendront souvent un accent italien. Les accents au sein d’une même langue sont aussi concernés; on pensera notamment aux innombrables variations de l’anglais – irlandais, écossais, australien, sans compter la variété au sein des Etats-Unis.

6. Le doublage est un métier
Être doubleur, ou comédien vocal, requiert de l’expertise. Au départ, les doubleurs sont quasiment tous comédiens, qui se spécialisent ensuite dans la voix. Il doivent interpréter au mieux les intonations, les nuances de l’acteur pour être au plus proche de son jeu. “Les musiciens et les chanteurs fonctionnent bien dans ce métier parce qu’ils ont une très bonne écoute« , confiait Daniel Nicodème au Vif l’Express.

7. Un doublage de plus en plus qualitatif
Le géant du streaming a découvert que ses offres doublées avaient plus de succès que leur version sous-titrée – même si, dans les sondages, les spectateurs expriment le contraire. Netflix double désormais dans 31 langues différentes, comparé à 24 langues il y a deux ans de cela, révèle le Hollywood Reporter.

Au final, la manière dont vous consommez vos films et séries, tout comme la présence (ou non) d’ananas sur votre pizza, reste purement personnelle. Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre votre expérience. Wink

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Jeu 27 Fév 2020 - 0:30
personnlement j'écoute pas mal toute doublée qui m'a jamais déranger

les sous-titre c'est souvent en écoutant une série que j'ai pas le gout d'attendre 6 mois/1 ans

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Mer 17 Juin 2020 - 0:24
Le doublage Québécois des Pierrafeu
• Article par: archeodoublageqcdoublage.blogspot.com ― Stéphane Perron
• site web et leur autres articles: https://archeodoublageqcdoublage.blogspot.com/


Je suis tombé sur cette article fort intéressant et j'ai décidé de vous le partager si ça peux vous intéresser.

IMAGE
(Appuyez sur les Images pour Agrandir!)



• Les Pierrafeu - dessin animé
Nous sommes le vendredi 30 septembre 1960 et il est 20 h 30, le réseau de télévision américain ABC diffuse pour la première fois une toute nouvelle comédie de situation. Elle raconte l’histoire d’un couple d’américain à l’âge de pierre et elle a pour titre The Flintstones.

Le canevas des Flinstones est fortement calqué sur la très populaire comédie Honeymooners, diffusé sur la chaine NBC. Chaque épisode est construit de la même façon, des situations récurrentes qui font réagir les personnages principaux et qui introduisent régulièrement des personnalités et célébrités invitées sous forme de caméos.

Créée par William Hanna et Joseph Barbera, The Flinstones à la particularité d’être un dessin animé! C’est la première fois dans l’histoire de la télévision qu’un dessin animé est présenté à heure de grande écoute (Prime time) sur un réseau américain. Les dessins animés sont toujours présentés dans la case horaire pour la clientèle jeunesse. Mais cette fois-ci, la commande était claire de la part de ABC. Une comédie pour les adultes.

La première saison s’avère concluante et ABC renouvelle pour une autre saison. En 1961, CBC le réseau anglais de Radio-Canada, tente de répéter l’exploit des cotes d’écoute aux heures de pointe avec les Flinstones et c’est un succès. CTV achète la série en 1966, qu’elle porte à l’heure du diner, cinq jours semaine. Cette nouvelle case horaire accorde à la série une popularité constante. En 1963, la France avait déjà fait doubler 13 épisodes avec la comédienne Roger Carel pour être la voix de Fred Flinstone. Quelque temps plus tard, le distributeur Columbia propose la série à Radio-Canada.

Le directeur de la programmation refuse le produit, parce qu’il trouve que les Pierrafeu français sonnent faux et colle mal à la réalité québécoise. On dira que ce n’est ni pire ni meilleur que Roquet Belles-Oreilles, mais que c’est un sous-produit de la version originale.

Serge Doyon qui est alors directeur adjoint des services français de Screen Gems à Montréal et du studio de doublage Ciné-Sync propose de faire une version qui parle le même langage que dans « Rue des pignons » série très populaire auprès du public à ce moment.

C’est finalement à contrecœur que Radio-Canada achète les trois premières saisons d’une série qui sera doublée en joual. Mais ils ont confiance au flaire de Doyon qui collabore avec eux depuis déjà 15 ans.

La réalisation est confiée à Robert Verge qui sélectionne Paul Berval pour Fred Caillou, Denise Proulx prête sa voix à Délima Caillou, Claude Michaud sera Arthur Laroche et Monique Miller en Bertha Laroche. Monique Miller est la seule du quatuor a maitrisé la technique du doublage pour en faire de façon régulière. Pour Berval, Proux et Michaud c’est une expérience nouvelle.

Denise Proulx avoue en entrevue avoir trouvé les débuts difficiles. Les séances en studio sont longues. Debout pendant des heures avec des écouteurs sur la tête ont fini par avoir mal aux pieds et à la tête. Les comédiens doivent rendre le texte défilant sous l’écran tout en respectant le timing. Selon Denise Proulx, « l’effort est beaucoup plus technique qu’artistique. C’est une question de rythme. …mais on se fait prendre au jeu… on s’attache à ces petits personnages. Parfois j’ai l’impression qu’en me retournant, c’est Arthur qui je vais voir au lieu de Claude Michaud. »



L’adaptation des textes est confiée à Clément Fluet qui va écarter les gags qui n’ont pas de résonnance au Québec et en invente d’autre pour le remplacer.  Il va faire parler tous les personnages en Québécois. À l’époque, c’est une petite révolution.

Bedrock City devient Saint-Granite, un village préhistorique du Québec. Toutes les références seront Québécoises. La carrière Miroc (clin d’œil à Miron et frères), le journal Dimanche-Granit (« Dimanche-matin », l’ancêtre du Journal de Québec), le parc Belrock (Parc Belmont), les familles sont rebaptisées avec des noms bien de chez nous : les Flinstone devient la famille Caillou, les Rubbles sont les Laroche. Les héros et le milieu dans lequel ils vivent ressemblent au Québec d’aujourd’hui, mais transposé à l’âge de pierre. Les habitants de Saint-Granite jouissent de tout le confort moderne, maison en banlieue, automobiles, téléviseurs, réfrigérateurs, ciné-parc, etc.

Monique Miller (Bertha Laroche) dira en entrevue que « les Pierrafeu ne parlent pas joual, ils parlent la langue du québécois moyen et sans jamais utiliser de vulgarités. »[4]

Réal Benoit, directeur du service du film de Radio-Canada et homme de lettres, a regardé l’émission pilote faite au Québec. Après la diffusion, il est a été obligé d’admettre que c’était très proche de l’esprit de la version originale.

C’est finalement 10 ans après la première Américaine que les Flinstones deviendront pour les téléspectateurs du Québec, les Pierrafeu. Ils seront enfin en onde pour la première fois le mardi 17 septembre 1971 à 19 h 30. Quelques années plus tard, on les retrouvera à l’heure du diner en semaine et accessible aux enfants. Dès le début, quelques intellectuels sont choqués par ce langage, mais le public est au rendez-vous et le sera de façon constante.

166 épisodes plus tard, quelques spéciaux d’une heure et une série dérivée[5], la série originale doublée en québécois à traversée les décennies et a été à l’affiche à l’antenne de toutes les stations de télévision du Québec. Radio-Canada, TQS, Télétoon, TVA et ses chaines spécialisés ont tous à un moment ou un autre programmé les sympathiques personnages de St-Granite. En 2005, TVA a eu d’ailleurs la mauvaise idée de programmer la version doublée en France. Ils ont évidemment reçu un bon nombre de pleines au service à l’auditoire. Visiblement, on ne touche pas à un élément du patrimoine.


• Les Pierrafeu - les films
En 1994, soit 34 ans après le lancement de la série sur ABC, Steven Spielberg décide de donner une deuxième vie aux personnages et de produire un film à grand déploiement pour toute la famille. Avec une distribution cinq étoiles: John Goodman, Rick Moranis, Elizabeth Perkins, Rosie O'Donnell, Kyle MacLachlan, Halle Berry et Elizabeth Taylor le film prend l’affiche en format numérique dans les cinémas ainsi que dans les ciné-parcs d’Amérique du Nord le 27 mai, et devient l’un des blockbusters de l’été.

Évidemment une adaptation bien québécoise sera proposée. Le distributeur Universal comprend les enjeux et qu’il ne doit pas présenter une version produite en France. La compagnie Astraltech obtient le contrat de doublage et fait appel à Réal Picard qui avait aussi travaillé sur la série des Pierrafeu après le départ de Clément Fleut. Réal Picard possède une bonne expérience en adaptation et possède les références de l’univers Pierrafeu. De plus, il est responsable de l’adaptation très réussie de la série « Les Simpson » que TQS a acquise depuis quelque temps. L'opération doublage du film The Flintstones a demandé environ 15 mois d'efforts dans les studios montréalais d'Astral. C’est  Brian Levant,  le réalisateur du film qui a choisi les voix à partir d’auditions. Paul Berval a été remplacé par Yves Corbeil, Denise Proulx par Marie-André Corneille, Monique Miller par Johanne Léveillée et Claude Michaud par Daniel Lesourd. Dans l’ensemble les gens apprécient le film, certaines critiques tournent autour du choix d’Yves Corbeil puisqu’il est très connu comme animateur. Mais son timbre de voix est similaire à celui de Goodman et c’est pour cette raison qu’il a été choisi par Levant.

○ Distribution:
― John Goodman  (Fred Caillou ) Yves Corbeil
― Elizabeth Perkins (Délima Caillou) Marie-Andrée Corneille
― Rick Moranis (Arthur Laroche) Daniel Lesourd
― Rosie O'Donnell (Bertha Laroche) Johanne Léveillé
― Kyle MacLachlan (Cliff Vandercave ) Jean-Luc Montminy
― Halle Berry  (Mademoiselle Dalle) Aline Pinsonneault
― Elizabeth Taylor (Pearl Slaghoople) Louise Rémy


Le 28 avril 2000, Brian Levant aura par contre moins de succès avec Les Pierrafeu à Viva Rock Vegas  (The Flintstones in Viva Rock Vegas) Deuxième opus encore une fois doublé au Québec avec les voix de Pierre Verville en Fred Caillou, Michel Charette en Arthur Laroche,  Sophie Faucher pour Délima Caillou et Natalie Hamel-Roy en Bertha Laroche.


• Les Pierrafeu - à venir en 2020

Il faudra attendre 20 ans pour possiblement revoir les Pierrafeu à la télévision, puisqu’en juillet 2019, on apprenait que l’actrice Élizabeth Banks avait signé une entente avec la Warner Bros animation. Cette nouvelle série qui s’adressera à un public adulte devrait être présentée sur la plateforme de streaming Boomerang en 2020.

Suite à ce qui a été dit ci-haut pour nous au Québec... souhaitons-nous la mention « Doublé au Québec » également pour cette production.

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Lun 13 Juil 2020 - 0:04
Pourquoi ne parle-t-on pas québécois dans les films?
Article par: impactcampus.ca ― par Lucie Bédet, journaliste multimédia - 6 juillet 2020

Au cinéma, même dans les séries télévisées, on parle le français international. Cette manière de parler gomme les accents et rend le langage neutre. Le lexique peut être compris de tous, approprié par tous. Mais d’où vient cette manière neutre de parler, celle que l’on n’entend que sur nos écrans ? Pourquoi s’est-elle développée dans le monde du doublage ?

Vous ne pouvez pas l’entendre mais j’ai un accent français. Français de France. Je dis « putain », je dis « du coup » et seulement à l’occasion, je me permets un « maudit ». La première fois que je suis allée au cinéma à Québec, c’était pour voir la Reine des Neiges. Pas de jugement s’il vous plaît, chacun ses plaisirs coupables. Mais une fois dans la salle, la Elsa française restait toujours Elsa, ici au Québec. Anaïs Delva, voix française d’Elsa, avait également été choisie pour doubler la version québécoise. Même ton, même accent. En fait, dans mes oreilles, plutôt pas d’accent du tout. Ce qui m’a surprise, c’est que les autres personnages, interprétés par des comédiens québécois, n’avaient pas d’accent non plus. Il y avait bien quelques tournures de phrases différentes, des expressions françaises effacées mais pas pantoute de joual. C’est vrai qu’à la radio, à la télévision, j’entendais des accents semblables à ceux de mes voisins, de mes collègues et de mes profs. Mais rendue au cinéma, j’oubliais presque que j’étais au Québec. Le même film, diffusé dans une salle en France, ne m’aurait pas fait tiquer. Ce constat m’a intriguée. J’ai alors cherché à comprendre pourquoi les films étaient doublés dans cette « version française internationale », qui me faisait presque oublier qu’on était « au Québec icitte ».


Un combat législatif et économique
En réalité, le doublage québécois est le fruit de nombreux éléments politiques, législatifs et sociaux. C’est dans les années 60 que commence son histoire. Avant cette époque, les films étaient diffusés dans leur langue d’origine, parfois sous- titrés, parfois non. Puis, plus tard, on les diffusait doublés en français de France. En effet, les Français ont devancé les Québécois dans le milieu du doublage. En 1957, un décret est signé pour que les films exploités et diffusés en France soient doublés en France uniquement. Ils ont plus tard étendu leur législation aux enregistrements réalisés dans l’Union européenne. De façon législative, ils se sont assurés un avenir florissant pour leur industrie culturelle et espéraient obtenir mainmise sur le monde du doublage francophone. D’ailleurs, pour désigner les versions françaises sur les sites de streaming, l’expression « True French » peut être très problématique. En quoi le Québécois ne serait-il pas le « vrai français » ? « Avec le plus grand marché des pays francophones et le potentiel économique que cela lui confère, la France ‒ 64 millions d’habitants ‒ s’est accaparé progressivement et sûrement des activités du doublage dans le domaine de l’audiovisuel […]. » ‒ Cahiers de la Société de développement des entreprises culturelles L’industrie du doublage au Québec, État des lieux (1998-2006)

Au Québec : cela n’est pas perçu d’un bon oeil. Et pour cause, dans les versions françaises, on ne comprend pas certaines expressions, on ne se reconnaît pas dans l’accent parisien ou marseillais, et surtout, on n’arrive pas toujours à se concentrer sur le film : « pour les séries des American Dad, des Family Guy qui passent à Télétoon, à chaque fois qu’ils ont essayé de mettre la version de France, tout le monde a protesté : “ça n’a pas de bon sens, ramenez-nous la version d’ici”. Il y a un grand attachement à nos versions québécoises », raconte Hélène Mondoux, comédienne, directrice de plateau et doubleuse notamment des voix d’Angelina Jolie, de Sandra Bullock et de Jennifer Lopez. Mais tout est question d’argent. Pourquoi les super- productions paieraient-elles deux doublages quand elles peuvent se contenter d’un seul, diffusé partout dans la francophonie ? Les doubleurs et doubleuses misent sur un regard territorial, qui permettrait aux majors de venir chercher un public québécois : « quand on écoute des films en français, il y a des mots différents : lycée pour collège, et même les injures et la prononciation des noms anglais sont différentes. On est vite tanné d’entendre un accent parisien qui nous sort du film », souligne Hélène Mondoux.

Les téléspectateurs sont du même avis : ils choisissent majoritairement de consommer des versions françaises québécoises. Selon un sondage de 2015 réalisé par la firme Léger pour le syndicat l’Union des artistes, 75 % des Québécois préfèrent un doublage en français international fait au Québec. C’est sur cette étude que se base le principal argumentaire des artistes pour défendre leurs doublages. Ils espèrent ainsi convaincre les majors de la production de faire deux doublages : un en France, puis un au Québec. Cela appuierait une représentation et un lexique plus adaptés au public québécois, mais aussi la pérennité d’un secteur important. Le milieu du doublage québécois fait vivre près de 700 personnes et l’industrie est estimée à 20 millions de dollars selon l’organisme Doublage Québec.


Français normatif, mais pourquoi ?
On pourrait se dire que si tant de Québécois souhaitent une version doublée ici, c’est pour se reconnaître et donc s’entendre dans les films. Pourtant, ce n’est pas le cas. Là où le joual est le plus accepté, c’est dans les dessins animés. Les Simpson, American Dad, tous ont des voix de personnages québécois, et cela est bien reçu. Pour le reste, on ne peut pas vraiment dire de même. Dans les années 2000, Ally McBeal, une émission provenant de France, a été doublée au Québec pour être diffusée sur TVA. « On nous avait demandé de le doubler en Québécois, en Québécois parlé. On ne parlait pas comme quelqu’un de la campagne, mais plus comme quelqu’un d’Outremont avec un français un peu plus « sali » et un lexique vraiment québécois. Au bout de deux jours, c’était tellement décrié par les critiques de télé et le public que TVA l’a retiré. On avait fait la série au complet et ils ont juste diffusé deux épisodes. », se rappelle Hélène Mondoux. Ces expériences négatives ne poussent pas non plus à retenter un doublage en québécois parlé : « Ça aurait pu peut-être marcher dans une série sur la mafia montréalaise. L’histoire se passe à Montréal, mais en même temps, vu la réaction épidermique dans les journaux, ce n’est pas évident de se lancer. »

Alors, généralement, les comédiens font des doublages « normatifs ». Un français sans accent, sans expression sonnant trop franchouillardes ou trop québécoises. « Sans marque de régionalismes ou de particularités dialectales » souligne Éric Plourde, chargé de cours à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal. Il a écrit un article nommé « Doublage : uniformisation linguistique et manipulation du discours ». Il y décrypte la volonté de neutraliser au maximum la langue dans les oeuvres visuelles. Selon son analyse des discours, « le doublage devient un outil à la fois d’uniformisation de la langue et de protection contre la ou les langues étrangères. » Hélène Mondoux soutient, elle, que la version française internationale est une manière de laisser la lumière sur l’oeuvre initiale : « pour qu’un doublage soit bon et réussi, il faut qu’on l’oublie, donc on ne doit pas l’entendre. Selon moi, si un doublage est trop Québécois ou trop “Parigot”, tout à coup on décroche parce qu’on n’est plus dans l’univers culturel dans lequel l’action se passe. Il se doit d’être discret : on donne la place à l’oeuvre, à ce que le réalisateur a voulu dire, à ce que les comédiens originaux ont fait ». La plupart des doubleurs du Québec soutiennent également cette vision de leur métier.


Et en pratique ?
Le doublage québécois se développe doucement à partir des années 60. Grâce à leur expérience dans le domaine, les Français maîtrisent plus tôt les techniques de doublage et certains expatriés amènent leur expertise avec eux. Ils commencent à doubler de manière plus neutre les films destinés à être diffusés au Québec. Et les Québécois se mettent à faire pareil. « Parmi les premiers doubleurs, beaucoup étaient d’origine française, ce qui a contribué à donner un certain ton à la langue utilisée. De plus, à cette époque, le milieu culturel québécois aurait encouragé cette pratique avec l’idée qu’il fallait faire entendre au public une langue de “qualité”, dans le but indirect de corriger la langue des Québécois », analysent Kristin Reinke (Université Laval) et Luc Ostiguy (Université du Québec à Trois-Rivières) dans leur article « La langue du doublage québécois : un français parlé “sous bonne surveillance” ».

Cette voix neutre s’ancre dans les pratiques et au même moment, face au décret français qui freine le développement du doublage québécois, le Québec adopte une loi au milieu des années 80. La loi Bacon oblige les propriétaires de salles à présenter une version française du film 45 jours après la sortie de l’original. La France, chez qui les films américains sortent longtemps après leur diffusion en Amérique, n’est pas capable de produire un doublage si rapide. Ainsi, plus de majors se tournent vers les doubleurs québécois, sans pour autant attendre une version parlée en Québécois. Des formations sont créées pour apprendre à doubler, avec les bons outils et les bonnes voix. Aujourd’hui, maîtriser le français normatif est un prérequis pour être doubleur : « dans toutes les formations qu’on donne au conservatoire, on l’étudie. La plupart des comédiens l’apprennent à l’école, d’autres, plus autodidactes, peuvent l’apprendre en prenant des cours privés de diction ou de phonétique », explique Hélène Mondoux.


Remise en question, uniformisation et représentativité
Mais cette manière de parler est parfois remise en question. Les personnages aux voix québécoises tendent à faire rire. Éric Plourde fait remarquer que dans les Simpson, le français québécois est réservé aux personnages « stupides, illettrés ou peu éduqués ».

(Homer ou Krusty par exemple). Le français international est attribué aux personnages « de l’élite ou riches » (Docteur Hibbert, le révérend Lovejoy ou monsieur Burns) . Kristin Reinke, professeure au Département de langues, linguistique et traduction de l’Université Laval, met en garde : le français international peut refléter une ancienne insécurité linguistique des Québécois, « qui ont pendant longtemps dévalorisé leurs propres façons de parler. Aujourd’hui, les Québécois vivent mieux avec leurs différences linguistiques, mais cette insécurité a peut-être implanté des habitudes d’écoute. » décrivait-elle en 2017 à ULaval Nouvelles.

Mais cette uniformisation est-elle préoccupante ? Dans le milieu du doublage au Québec, c’est un sujet qui est discuté. « On en parle parce qu’on se sent un peu ligoté parfois dans nos façons de faire.Les travaux de Kristin Reinke étaient très intéressants, ça nous a fait réfléchir : ”Est-ce qu’on essaie de trop ressembler aux Français ? Est-ce qu’on devrait plus s’assouplir ?” On essaie de faire en sorte que nos textes soient un peu plus parlés. On a le goût de le faire plus à notre façon », confie la comédienne et doubleuse. D’autant plus que ce français normatif amène parfois son lot de difficultés. Traduire la vulgarité entre autres. « Quand on arrive dans des films de gangsters ou dans des milieux plus salauds et tout à coup on devrait avoir un langage plus ordurier. Et on n’a pas grand choix de langage ordurier au Québec si ce n’est des maudit d’maudit de câlisse ».

Ce problème, il en devient même parfois absurde. Sur un forum, un internaute semble bien énervé par les traductions des dialogues.
• Dialogue original : « It’s big money Andy ! Harry, he says to me, your guys pay peanuts ! »
• En France : « Un gros paquet de fric ! Harry, il m’a dit, tes mecs ils payent des clopinettes ! »
• Au Québec : « Énormément d’argent ! Tu sais ce qu’il m’a dit ? Ces gens-là paient trois fois rien. »

« Je ne vois pas en quoi le texte québécois nous ressemble. Il s’agit d’une version épurée de toute expression locale française, soit, mais qui n’offre aucune correspondance d’ici. », se désole-t-il. Hélène Mondoux et les autres doubleurs sont bien au courant de ces reproches : « Les Français ont une panoplie d’injures mais si nous on les utilise, ça ne marche pas. Les gens trouvent ça ridicule. Souvent, on est en studio et on cherche quelque chose de vulgaire. Ils disent “fucking en anglais, bon qu’est-ce qu’on pourrait mettre là-dessus ? Ton foutu truc, merde…” on cherche et la frustration vient souvent de là. » Si la langue française internationale fait encore débat, elle n’en est pas moins usitée dans le doublage. Faudrait-il à tout prix avoir un véhicule neutre ou est-il temps d’entendre plus de Québécois dans nos consommations culturelles ? C’est désormais au public de revendiquer ses préférences.

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Mar 22 Sep 2020 - 0:07
Rencontre autour du doublage au Québec avec François Godin

Instructif d'entendre ce que pense les doubleurs du Québec des hauts et des bas du doublage au Québec.


Voir: Lucas Stoll - https://youtu.be/jXGN2wkrCko | https://www.youtube.com/user/MLucasStoll/videos

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Ven 16 Avr 2021 - 0:03
Doublage Québécois: ce besoin de «s’entendre»
Article par: ledevoir.com ― par François Lévesque - 2 avril 2021

Au cinéma, il y a quelque chose de fondamentalement paradoxal dès lors qu’il est question de doublage. En effet, il s’agit d’un art qui, plus il est maîtrisé, moins il sera remarqué. On ne parle pas simplement ici d’une mauvaise synchronisation entre les paroles entendues et le mouvement des lèvres d’un acteur venant briser l’illusion, mais d’une foule de détails allant d’une respiration placée au bon endroit au recours à un niveau de langage approprié aux personnages et au contexte de l’action. Au Québec, on fait du doublage depuis les années 1960. Dans le cadre de notre série Devoirs de français, on a rencontré l’actrice doubleuse Violette Chauveau, puis les codirecteurs de la société de doublage Cinélume, afin de faire le point sur cet art en évolution. Active à la télévision, au cinéma et surtout au théâtre, son premier amour, l’actrice Violette Chauveau est également une doubleuse chevronnée. En fait, elle avait à peine terminé ses études lorsqu’elle se retrouva dans un studio de doublage. « Je venais juste de sortir du Conservatoire d’art dramatique de Montréal et, comme beaucoup d’étudiants le font alors, je passais des auditions au Théâtre de Quat’Sous, auxquelles assistent plusieurs agents d’artistes, de casting, des metteurs en scène et des réalisateurs, explique-t-elle. Je faisais une scène tirée d’une pièce de [Fernando] Arrabal dans laquelle j’incarnais une actrice déchue et où, à un moment, je jouais une petite fille. » Impressionnée par ce passage en particulier, une directrice de casting convia la jeune comédienne à une audition pour le doublage d’une série animée : Le magicien d’Oz. Elle décrocha le rôle de Dorothée. « Je n’avais jamais fait ça ! J’ai eu pour directeur de doublage Vincent Davy, l’un des meilleurs qui soit. Il a apporté au doublage l’excellence d’un orfèvre. » Pendant ses sessions de doublage, d’autres directeurs vinrent l’observer. « Ils voulaient savoir qui était cette jeune comédienne capable de faire des voix d’enfants — je ne l’ai su qu’après. » Quantité de rôles de petites filles et d’adolescentes furent confiés à Violette Chauveau dans la foulée, y compris celui d’Ariel dans La petite sirène, de Disney.

Une « méta-interprétation »
Parce qu’on ne voit pas le doubleur en action pendant qu’on regarde le film, on a tendance à oublier qu’il y a jeu, qu’il y a interprétation, ou, plutôt, « méta-interprétation ». « Je me sens la responsabilité de livrer un résultat qui soit le plus proche possible de ce qu’a fait l’actrice en anglais : c’est un respect du travail de l’autre. Je dois être à l’écoute totale du corps, de la bouche, du souffle de l’actrice sur l’écran. Je trouve fascinant de suivre le trajet émotif de la comédienne devant moi ; d’identifier et de reproduire les choix qu’elle a faits. C’est comme si on devait dire juste, mais dans un rythme qui est faux. C’est très intéressant parce que, comme comédienne, ça garde ton instrument en forme : tu es obligée de travailler ta diction, ta voix, ta connexion émotive… » Pour autant, tous les acteurs ne sont pas friands de la chose, ou doués pour cela. « De nombreux excellents comédiens sont rebutés par la technique inhérente au doublage. C’est un art en soi. » Au fil du temps, Violette Chauveau est devenue la voix dite « officielle » de plusieurs actrices, dont Winona Ryder (Beetlejuice, Bram Stoker’s Dracula, The Age of Innocence) et Toni Collette (Muriel’s Wedding, Hereditary, Knives Out). C’est-à-dire que, pour peu qu’un de leurs films soit doublé ici, c’est normalement vers elle que l’on se tourne. À force de les côtoyer par écran interposé, elle a développé une connaissance accrue de ces actrices. « On finit par identifier leurs tics, lorsqu’elles en ont, ou leurs caractéristiques. Plus on double une comédienne, plus on “tombe” facilement dans sa bouche. Plus on la double, plus on parvient à s’adapter à son physique, à sa respiration, à son débit… C’est certain que les actrices que je double souvent se transforment selon leurs personnages, mais derrière, leur instrument demeure le même. Justement, ce que j’adore chez Toni Collette, c’est qu’elle se métamorphose constamment : elle prend tout le temps des risques. »

Le défi des plateformes
Fondée en 1965 par Yordan Nicolov, la société de doublage Cinélume est l’une des premières à avoir fait du doublage au Québec. Selon l’Association nationale des doubleurs professionnels, l’industrie emploie plus de 800 personnes, dont 300 comédiens. « À l’époque, on faisait surtout des traductions de vidéo d’entreprises, par exemple pour Hydro-Québec. Le doublage a commencé peu après, avec des films, mais surtout avec des séries télévisées », précise Alexandre Da Sylva, codirecteur avec Francine Martel de Cinélume. « Il y a eu des hauts et des bas, mais depuis toujours, c’est difficile parce qu’on fait face à un pays, la France, qui a des lois en matière de doublage : tout ce qui est diffusé sur le territoire français doit être doublé là-bas. Au Québec, on ne s’est jamais doté d’une telle loi. Je crois qu’il y a déjà eu une intention de faire une loi, mais ça n’a jamais abouti », précise-t-il.

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